mercredi 9 février 2011
lundi 17 janvier 2011
vendredi 7 janvier 2011
Putain, quinze ans !
Danielle Mitterrand
vendredi 31 décembre 2010
jeudi 9 décembre 2010
pour un service civique universel !
Nicolas fait un billet collectionnant les réponses.
mercredi 1 décembre 2010
lundi 29 novembre 2010
dimanche 28 novembre 2010
Le Soleil… la nuit !
dimanche 14 novembre 2010
15-11- Une astuce…
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
La sève est du champagne et vous monte à la tête ...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête ...
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père ...
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif ...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines ...
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a cinquante ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
lundi 8 novembre 2010
jeudi 21 octobre 2010
samedi 16 octobre 2010
Le travailleur et l'actionaire
Mompontet Chili l'envers du décor [NWS] FR02 161010 13H15
envoyé par peanutsie. - L'info internationale vidéo.
dimanche 10 octobre 2010
Je suis coctavien !…
Jean Cocteau, né le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte, mort le 11 octobre 1963 à Milly-la-Forêt, est un poètefrançais, artiste aux multiples talents, graphiste, dessinateur, auteur de théâtre, mais aussi cinéaste.
Il fut élu à l'Académie française en 1955.
Comptant parmi les artistes qui ont marqué leur époque, il côtoya la plupart de ceux qui animèrent la vie artistique de son époque.
vendredi 8 octobre 2010
jeudi 7 octobre 2010
vendredi 24 septembre 2010
Prose du transibérien
de Blaise Cendrars
En ce temps-là, j'étais en mon adolescence.
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
mardi 24 août 2010
Roms ! Qui étes-vous ?
Roms
qui es-tu
qui êtes-vous
gens du voyage
quel voyage éternels voyageurs
roulette à chaque carrefour
Roms
drôle de nom
on pense à romain ou roumain
quand j'étais gosse c'était
romano ou romanichel
bohémien quel beau nom
aujourd'hui je m'y perds
qui est qui
des Roms sans caravanes
et qui sont roumains
Roms et roumains et sédentaires
ceux qui bougent
les nomades
sont français
gitans tziganes manouches
pas simple
pour le gadjo que je suis
Et pourquoi vos aires d'accueil ou de grand passage
sont-elles entourées de grillages
fermées d'un portail de fer
manque plus que les miradors
les caméras y sont peut-être déjà
Me vient le mot tant détesté en son temps
combattu boycotté
êtes-vous condamnés à vivre « à part »
ou bien est-ce une revendication
pas simple
Là où tu vas Roms
tu seras mieux
c'est toujours mieux
là où tu vas
Et dans nos mémoires
de nous pauvres gadjos
il y a une roulotte
quelque part
une idée de départ
Si vous n'existiez pas
on vous aurait quand même
inventés
vendredi 30 juillet 2010
Adieu !
ADIEU
L’automne déjà !
Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, -loin des gens qui meurent sur les saisons.
L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifié ! Elle ne finira donc point cette goule reine de millions d'âmes et de corps morts et qui seront jugés ! Je me revois la peau rongée par la boue et la peste, des vers pleins les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, étendu parmi les inconnus sans âge, sans sentiment... J'aurais pu y mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.
Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du comfort !
- Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les
brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportée !
Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi ? Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons. Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?
Oui, l'heure nouvelle est au moins très sévère.
Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !
Il faut être absolument moderne.
Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle.
Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. Que parlais-je de main amie ! Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs,
-j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ;
- et il me sera loisible de
posséder la vérité dans une âme et un corps.
Avril Avril-août 1873 1873.
Encore et toujours : Arthur Raimbaud !
Le travail humain
L’ÉCLAIR
Le travail humain ! c'est l'explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps.
« Rien n'est vanité ; à la science, et en avant !» crie l'Ecclésiaste moderne, c'est-à dire
Tout le monde.
Et pourtant les cadavres des méchants et des fainéants tombent sur le coeur des autres... Ah ! vite, vite un peu ; là-bas, par delà la nuit, ces récompenses futures, éternelles... les échapperons-nous ?...
-Qu'y puis-je ? Je connais le travail ; et la science est trop lente, Que la prière galope et que la lumière gronde... je le vois bien. C'est trop simple, et il fait trop chaud ; on se passera de moi. J'ai mon devoir, j'en serai fier à la façon de plusieurs, en le mettant de côté.
Ma vie est usée. Allons ! feignons, fainéantons, ô pitié ! Et nous existerons en nous amusant, en rêvant amours monstres et univers fantastiques, en nous plaignant et en querellant les apparences du monde, saltimbanque, mendiant, artiste, bandit, -prêtre !
Sur mon lit d'hôpital, l'odeur de l'encens m'est revenue si puissante ; gardien des aromates sacrés, confesseur, martyr...
Je reconnais là ma sale éducation d'enfance. Puis quoi !... Aller mes vingt ans, si les autres vont vingt ans...
Non ! non ! à présent je me révolte contre la mort! Le travail paraît trop léger à mon orgueil : ma trahison au monde serait un supplice trop court. Au dernier moment,
j'attaquerais à droite, à gauche...
Alors, -
oh ! - chère pauvre âme, l'éternité serait-elle pas perdue pour nous !
Arthur Rimbaud
mercredi 28 juillet 2010
La Paix !
Le Président de la République a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Roms. Les Tziganes entendent répondre par une déclaration de paix pour éviter une explosion sociale.L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Elysée sur les « problèmes » posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.Comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois de plus les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante empêtrée dans les scandales politico-financiers.Si Nicolas Sarkozy devait réitérer sa déclaration de guerre, le Collectif des Associations Tziganes serait amené à diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale et à demander aux parlementaires de s’interroger sur la nécessité de réunir la Haute Cour.La prégnance du racisme anti-tzigane dans la société française est telle que la confirmation le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale en raison du contenu d’une émission C dans l’air intitulée : « Délinquance : la route des Roms » est passée totalement inaperçue.Alors que la France a fait l’objet de maintes condamnations par les instances européennes et risque de se retrouver au ban de l’Europe, aucun effort n’est fait par les pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes dirigés contre les Tziganes.Le 18 juillet 2010, la France a enfin reconnu officiellement le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants.Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy prend l’initiative d’une politique de nature raciale qui, si elle venait à être mise en œuvre, risquerait fort de constituer une nouvelle page noire de l’histoire de France tant il est vrai que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre Rroms et gens du voyage, sont soumis en France à un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le chef de l’Etat pour évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains parmi les ministres et les parlementaires de l’UMP.Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’Etat pour lutter contre le racisme anti-tzigane.Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41ème anniversaire de la bataille du Mont Gargan :« En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre ! ».Le Collectif des Associations Tziganes organise une conférence de presse le mercredi 28 juillet 2010 à 11h à la Chope des Puces 122 rue des Rosiers à Saint-Ouen.Édit : Allez lire le coup de gueule de Luc Mandret !





