vendredi 11 juin 2010

Le foot, le foot, le monde est foutu !

Un philosophe (sissi cela existe encore ! ) cause dans Le monde !

Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue "Quel sport ?"

"La Coupe du monde, une aliénation planétaire"

LEMONDE.FR | 10.06.10 | 10h32 • Mis à jour le 10.06.10 | 17h54

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".

Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?

Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.

Pourtant, les Français sont plutôt critiques avec leur équipe nationale.

On assiste plutôt à la réduction de chaque citoyen en analyste de café des sports par un processus d'identification. C'est un supportérisme obligatoire déguisé en "pensée critique", dans les bons comme dans les pires moments. Il existe en réalité une propension du plus grand nombre à réclamer sa part d'opium sportif. Mais pour que le désamour des Français à l'égard des équipes de mercenaires millionnaires évolue en véritable prise de conscience, je souhaite que l'équipe de France ne passe pas le premier tour. Leur manière de jouer si mal tout en étalant de manière indécente un rythme de vie particulièrement nauséabond est la preuve d'une morgue terrible vis-à-vis de quelques principes éthiques et moraux élémentaires. Malheureusement, chaque victoire de l'équipe de France fait reculer de plusieurs centimètres la pensée critique dans ce pays. Je n'apprécie pas le développement du totalitarisme sportif. Nous venons d'en finir avec Roland-Garros, le Mondial prend place et nous aurons ensuite le Tour de France. Le système des retraites peut être pulvérisé en silence.

Comment appréhendez-vous alors le succès français en 1998 analysé et célébré par de nombreux intellectuels comme un événement positif dépassant le simple cadre sportif ?

La victoire de l'équipe de France a généré une défaite de la pensée. De nombreux intellectuels ont choisi de descendre dans les vestiaires au lieu de s'emparer de domaines sociopolitiques d'importance. Ils mettent en œuvre une pensée caricaturale qui consiste à constater amèrement les dérives du sport mais à noyer le tout dans un discours idéaliste sur les "valeurs positives" du sport : "Oui, le sport entraîne parfois des comportements limites mais je ne peux pas faire autrement que de m'y laisser prendre". Trop d'intellectuels ont succombé aux "passions vibratoires" et aux "extases" sportives ; ce sont eux qui légitiment à présent l'horreur sportive généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters, etc.

Votre thèse réfute l'idée du football ou du sport en général comme simple reflet de la société avec son lot de violences.

En effet, une grande partie de ceux qui défendent le sport et le football les dédouanent en leur conférant un simple effet miroir d'une société violente. "On ne peut pas demander au football d'être moins violent que la société". A mon sens, il n'est pas seulement le reflet, le football est également producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles. Il impose un modèle de darwinisme social. Cela tient à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d'affrontement. Jouer ce spectacle par des acteurs surpayés devant des smicards et des chômeurs est aussi une forme de violence. Une logique contradictoire se fait d'ailleurs jour. D'un côté, les supporters ont conscience du fait que les sportifs gagnent des sommes folles par rapport au néant qu'ils produisent mais de l'autre côté, dans une soif d'identification liée à leur propre misère, il y a une impossibilité à ne pas "rêver" devant cette marchandise vivante qui démontre que l'on peut se hisser au sommet de l'échelle.

Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.

La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée.

Vous regrettez le ralliement de la gauche aux valeurs de droite léguées par le sport de pointe. En quoi consiste-il ?

Le sport est indéniablement politique. A ce titre, il génère des valeurs politiques. Il est intéressant d'essayer de savoir si ces valeurs sont de droite ou de gauche. Il me semble que la gauche a rompu avec ses valeurs pour se rallier au modèle de droite fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie et de compétition. Voir Marie-George Buffet dénoncer le foot-spectacle et se retrouver en finale de la Coupe du monde 98 vêtue du maillot et criant ses encouragements à l'équipe de France, c'est assez schizophrénique. Il y a une défaite politique de la gauche vis-à-vis de la stratégie de développement capitalistique effectuée par le sport de pointe à travers les multinationales privées qui l'organisent tels que la FIFA, l'UEFA et le CIO. L'exemple de l'attribution de l'Euro 2016 à la France est frappant. A gauche, les Verts, le PCF ont signé une lettre de soutien à la FFF. Par cet acte, ils ont fourni un blanc-seing à toute forme de dilapidation de l'argent public. En période de crise, comment la gauche peut-elle ne pas être sensible à l'attribution d'une enveloppe d'1,7 milliard d'euros à la rénovation des stades ? Il paraît incroyable que cela soit des multinationales privées qui décident de ce qu'un Etat doit mettre en œuvre en matière de politique économique.

Propos recueillis par Anthony Hernandez.


Je vais ajouter mon grain se sel !

Que signifie ce symbole, la balle, mise dans le "camp"de l'adversaire ?

La mort ! Un virus, un crobe ?

Conbien d'enchristés, d'atomisés, carbonisés,etc. Le vocabulaire des "Journalistes" "Sportifs" est toujours guerrier.

Il faudrait toujours un gagnant et un perdant ! ==> TINA !

Je me souviens, lors de mes études Psycho-socio-ethno, d'un peuplade qui avait changé les règle de ce "jeu", la partie ne s'arretait que lorque il y avait égalité, pas avant !

Souvenons-nous de cette scène dans "WarGames" : Diixit le robot/z'ordinateux : "C'est un drôle de jeu, où il n'y a pas de gagnant !"


dimanche 30 mai 2010

Deux ans !

Le 30 mai 2008, j'ouvrais ce blog. Depuis, beaucoup d'eaux sont passées sous les ponts. Un changement personnel d'abord, stage de sevrage alcoolique (J'en dirai plus dans un futur billet.), et moins de billets, (Twitter et FB me bouffent tout mon temps !), la politique qui rime toujours avec déception, et puis la prise de recul, etc.
Cela-dit, hier, certains "amis" blogueurs fêtaient le Non au funeste TCE, (Attention, je ne vais pas me faire que des z'amis ! ^^).
Or, qu'observe-t-on ? cinq années après ce refus de l'Europe politique avec gouvernement économique, le lobby libéral, c'est à dire les géants de la finance, se sont crus tout permis, le hold-up du siècle (dette privée et artificielle, virtuelle transformée en dette publique, réelle), politiques nationales égoïstes et régressives/répressives, gauche française toujours en vrac, (trois partis communistes, un PS ayant triché avec ses adhérents/militants à Reims, [Encore un hold-up !], EE se cherchant toujours…), une droite française toujours plus arrogante dominée par ce drôle de type qui ne devrait pas être là, mais qui a compris, ce jour-là, qu'il avait ses chances. L'homme du libéralisme, très malin, a compris qu'en votant non, les électeurs validaient l'essentiel de l'offensive libérale Bush-Thatcher-TINA, la déconnection du politique d'avec l'économique et son credo crétin : "L'état n'a pas à produire des boulons !", or, qui produit les boulons, crée la richesse, le CA de l'entreprise ? Non, les travailleurs salariés floués de 10 à 15 % du revenu de leur labeur au profit des capitalistes en, environ, vingt ans.
Soumettre ce traité constitutionnel européen était un énorme connerie de Chirac (Tiens ! Lui aussi n'aurait jamais du être là !), car il n'était que le prolongement logique du traité de Maastricht, voté, lui par les électeurs (qui dit monnaie commune dit gouvernement économique commun!). Et je te fiche mon billet (d'électeur!) qu'il n'y aura plus jamais de referendum en France.
Amis nonistes de gauches, je n'éprouve pas de mépris pour vous, non, je dirai simplement de l'affection apitoyée, de la compassion, éternels cocus de l'histoire, victimes qui votent avec leurs bourreaux, (Voter avec Le Pen(dre), Pasqua, de Villier, quelle gloire !!!). Vous vous souvenez de cette réplique à la fin du film Le trou de J. Becker ? "Pauvres gars !"
Depuis ses débuts, la construction européenne se trouve dans cette contradiction, libre échangisme et institutions communes allant vers un gouvernement politique fédéral.
Alors, cinq ans de perdus, un conseil européen qui navigue à vue (les 850 milliards d'euros trouvés en une nuit constituent, de fait, un nouveau traité…), une commission présidée par un ancien maoïste retourné et piloté par la CIA…
Alors, la suite ? Un PS dirigé par une marionnette sous surveillance et manipulée en sous mains par un ancien premier ministre qui a pratiqué une politique de droite et qui n'a pas passé le premier tour aux présidentielles d'un côté ; et la seule personne présidentiable que je connaisse, libre, peut-être un peu trop libre, de l'autre. (Oui, je suis ségoliste mais absolument pas ségolâtre !). Un super-Nullos qui, de fait, domine la droite ET la gauche via DSK, vous savez le candidat de gauche préféré de la droite !
Ce que je sais, c'est que la roue tourne pour tout le monde, et tout comme pour feu l'URSS, ce qui doit tomber tombera.
(Moi qui voulais écrire un simple billet anniversaire, j'ai causé politique, nan mais j'te jure !)

Ci-dessous la dernière livraison de Mon œil de Michel Monpontet qui en dit long sur l'art de manipuler les foules.

vendredi 30 avril 2010

Ho ! La jolie courbe !

Cela fait longtemps que j'hésite à en parler, mais regardez-moi ça, 2010, c'est de la gnognote par rapport à 2020 !


C'est de l'astrologie mondiale, article rédigé début 2009.
André Barbault, le plus grand, celui qui avait vu/prévu les évennements de 1988/1989…

Texte assez abscons et très "technique", mais grandement instructif !
Son dernier texte, plus flippant encore ! Bwwaaaah !

Note aux éternels sceptiques (fosse… ), je ne crois pas à l'astrologie, je constate le réel, or, l'astrologie mondiale fonctionne ! Donc, à bon entendeur…

Lire, penser, réfléchir, et réagir ensuite, mais pas avant, d'accord ???


Noir… Pour oublier !

Il y a une semaine, on avait droit à ça !
Le volcan islandais vu par un radar !


Cette semaine, nous avons ceci :
Une marée noire au large de la Nouvelle Orléans.


La dette européenne risque de mettre le feu à l'Union.
Et vous comment ça va ?

mercredi 14 avril 2010

Dieu, doux Jésus…!



Tout plein de gens ont répondu à ce questionnement, initié par celui-là, relayé par celui-ci et aussi par çui-ça ! [Y'en a d'autres, hein !]

Un questionnaire est établi :

1. Voteriez vous pour Dieu s'il se présentait à la présidentielle ?

Oui, car Dieu, s'il existe, est
Amour, force de construction donc de civilisation.

2. Jésus se présente à votre porte, il est : a) Avec des chaussures de ville ; b) une paire de All Stars ; c) Pieds Nus d ; Autre, Précisez.

Mazette ! Il m'a choisi !
Yeshouah Ben Youssef est un homme civilisé, fils de son père, Sagesse d'Israël, de sa mère, Trésor d'Israël, il est Le Messie, le Mystère d'Israël, il porte donc des chaussures de ville. (Et des caleçons molletonnés !) Il n'a pas mauvais goût et n'est pas un va-nu-pieds!

3. Comment éviter que l'église catholique ne se radicalise devant tant d'attaques ?

"La synagogue de Satan" ne m'étonne ni ne me surprend plus.
Malachie disait :
111. De Gloria Olivae
In pfecutione. extrema S.R.E. fedebit. Petrus Romanus, qui pafcet oues in multis tribulationibus : quibus tranfactis ciuitas fepticollis diruetur, & Iudex tremêdus indicabit populum fuum. Finis.

Dans la dernière persécution de la sainte Eglise romaine siègera Pierre Romain qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la ville aux sept collines sera détruite et le juge redoutable jugera son peuple.

Certaines traductions sont beaucoup plus dures !


4. Si Lucifer était une personne, à qui ressemblerait-il ?
Si Dieu est, il n'est qu'Un, ce "lucifer", satan, seigneur des mouches, etc. n'est qu'un personnage funeste inventé par les méchants pour faire peur aux crétins et pauvres gens ! (Comme le père-fouettard pour les petits enfants !).
Ce personnage ressemble à tous ces gens qui se nourrissent de la peur de l'autre pour assouvir leurs jouissances maladives. (Point God (!)win inside !)

lundi 8 mars 2010

8 mars



Parce qu'avant d'avoir une identité, une personnalité, nous avons d'abord une natalité.
Il serait bon que certains se souviennent d'où ils viennent, notamment les 10% d'hommes violents.


Louange à vous, méres de tout les pays.

Mères de toute la terre. nos dames les mères, je vous salue, mères cheries, vous qui nous avez appris à faire les nœuds des lacets de nos souliers, qui nous avez appris à nous moucher, à nous gargariser, vous qui étiez sans cesse à arranger nos mèches bouclées et nos cravates pour que nous fussions jolis avant l’arrivée des visites ou avant notre depart pour l’école, vous qui sans cesse harnachiez et pomponniez vos villains nigauds petits poneys de fils dont vous étiez les bouleversantes propriétaires, vous qui n’aviez aucun dégoût de nous, vous, toujours si faibles avec nous, indulgentes qui plus tard vous laissiez si facilement embobiner et refaire par vos fils adolescents et leur donniez toutes vos economies.

Je vous salue, majestés de nos mères, vous aux yeux qui devinent, vous qui savez tout de suite si les méchants nous ont fait de la peine, vous, seuls humains en qui nous puissions avoir confiance et qui jamais, jamais ne nous trahirez, je vous salue, méres qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils, mères qui pardonnez toujours et carressez nos fronts, qui nous attendez, qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir, qui nous trouvez incomparables et uniques, qui ne vous lassez jamais de nous servir et de nous couvrir et de nous border au lit même si nous avons quarante ans, qui ne aimez pas moins si nous sommes laids, ratés, avilis, faibles ou lâches.

Je vous salue, mères pleines de grâce, saintes sentinelles, courage et bonté, chaleur et regard d’amour.

Albert Cohen, Le livre de ma mère, chapitre XXIX, extrait.


jeudi 25 février 2010

Le retour III/IV : Le révolté

Au nom même de l'idée que je me fais de la beauté et de l'amour, je reste un éternel révolté.



Jeunesse Lève-Toi de Damien Saez

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Jeunesse lève-toi
Contre la vie qui va qui vient
Puis qui s'éteint
Contre l'amour qu'on prend qu'on tient
Mais qui tient pas,
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de soi,
Jeunesse lève-toi.
Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Contre les gravités qui nous mènent à la chute
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts,
Pour redonner éclat
A l'émeraude en toi ;
Pour rendre au crépuscule
La beauté des aurores
Dis moi qu'on brûle encore
Dis-moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que tu n'en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux ?
Jeunesse lève-toi !
Quand tu vois comme on pleure
A chaque rue sa peine
Comment on nous écoeure
Perfusion dans la veine
A l'ombre du faisceau
Mon vieux tu m'aura plus !
Ami dis quand viendra la crue
Contre courant toujours sont les contre-cultures,
Au gré des émissions leurs gueules de vide-ordures ?
Puisque c'en est sonné la mort du politique,
L'heure est aux rêves
Aux Utopiques !
Pour faire nos ADN
Un peu plus équitables,
Pour faire de la poussière
Un peu plus que du sable
Dans ce triste pays
Tu sais un jour ou l'autre
Faudra tuer le père
Faire entendre ta voix
Jeunesse lève-toi !
Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l'âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De ton triste sommeil, je t'en prie libère-toi !
Puisqu'ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts
Ne vois tu pas le ciel à la portée des doigts ?
Jeunesse lève-toi !
Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse,
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Quand plongé dans le gouffre on sait plus où est l'âme
Jeunesse lève-toi !
Contre la vie qui va qui vient
Puis qui nous perd,
Contre l'amour qu'on prend qu'on tient
Puis qu'on enterre
Contre la trace qui s'efface
Au derrière de soi ?
Jeunesse lève-toi !
Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l'âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame
Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre
De ton triste coma, je t'en prie libère-toi !
Puisqu'ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N'entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts
A la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi
Jeunesse lève-toi !


Certes, à mon âge, (je suis entré dans ma cinquantième année!) il serait grand temps de sortir de l'adolescence, mais rasssurez-vous, je n'oublie pas le petit garçon que je porte encore et toujours en moi !

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable,
Que crains-tu de la guêpe, ivre de son vol fou ?
Vois ! Le soleil toujours poudroie à quelque trou,
Que ne t'endormais-tu le coude sur la table ?





La Grande Sophie - On savait (Devenir grand)

On avait les cheveux longs
Des dents de lait et pourtant
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

On chassait les papillons
On posait plein de questions
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

On collectionnait les billes
On sentait bon la vanille
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

On était toujours jaloux
Et on attrapait des poux
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

(Refrain:)
Qui aurait pu nous le dire
Qui aurait su nous l'écrire
Qui avait la solution
Pour ne jamais devenir grand

On partait dans les nuages
Cueillir des pensées sauvages
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

On courait jusqu'à plus soif
On se faisait des grimaces
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

(Refrain)

Devenir grand...

On voulait toujours faire vite
Avant de prendre la fuite
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

On avait la varicelle
On était bien trop cruel
On savait, on savait, que ça n'allait pas durer

(Refrain)
Paroles de chansons

Le retour II/IV : La beauté

Lors du précédent billet, j'ai parlé des changements, mais il y a aussi des non-changements.
Le mouvement et le repos, vous connaissez ?
Ce qui ne change pas en moi, c'est mon goût, mon choix pour la beauté, ce que Socrate, par Diotime, nous dit de l'Éros…

Car tu virais et pressais mon vouloir,
Comme une roue au branle égal,
Amour, qui mène le soleil, la lune et les étoiles.


Toutes les beautés.



Texte de Jean Genet, Le condamné à mort.

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.


et :



Paroles de Serge Rezvani

Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla.

Elle avait des yeux, des yeux d'opale,
Qui me fascinaient, qui me fascinaient.
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatale {2x}.

On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, hàie, hàie, hàie
Ça fait déjà un fameux bail {2x}.

Au son des banjos je l'ai reconnue.
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais.

Je me suis soûlé en l'écoutant.
L'alcool fait oublier le temps.
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}.

On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue
On s'est retrouvés, on s'est séparés.
Dans le tourbillon de la vie.

On a continué à toumer
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.
Puis on s'est réchauffés.

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie.
Je l'ai revue un soir ah là là
Elle est retombée dans mes bras.

Quand on s'est connus,
Quand on s'est reconnus,
Pourquoi se perdre de vue,
Se reperdre de vue ?

Quand on s'est retrouvés,
Quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux on est repartis
Dans le tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés
Tous les deux enlacés.

lundi 15 février 2010

Le retour 1 : Mazel Tov !

On commence par la légèreté, 3 mois et demi sans connection et tout plein d'événements personnels.
L'eau, c'est très bon pour la santé…
Bouge ton corps, bouge ton body…!

Mazel Tov !



et l'original ! C'est un miracle !

samedi 19 décembre 2009

एन attente

à la demande générale, ce petit billet, je vais très bien, Noyeux Joêl à tous z'et à toutes !
Désormais, la tétrahydropapavérine ne remplacera plus mes endorphines !
à +
Jean*.

samedi 24 octobre 2009

ils étaient trois petits Afghans

D'un correspondant lyonnais :

ils étaient trois petits Afghans
qui avaient fuit les talibans,

s'en sont allé chez les Français,
Français voudrais tu nous loger?
entrez entrez petits Afghans
il y'a d'la place assurément,

Ils n'étaient pas sitôt entrés
qu'ils furent EricBessonner *
furent maltraité par des salauds
mis dans la jungle comme des pourceaux

Ils étaient trois petits Afghans
qui avaient peur des talibans,

puis arriva Sale Nicolas
vider la jungle il demanda
les p'tits Afghans je veux les voir
Mis dans l'charter et au revoir!

Le premier se fit tout petit
pour échapper aux Kaboulis
le deuxième: taliban se fit i i
et le troisième kamikazé
sur un marché se fit sauter

ils étaient trois petits Afghans
qu'Sarko vendit aux Talibans.

dimanche 18 octobre 2009

Tes vieux, ils sont morts comment ?

L'évènement de ce soir est l'entretien de William Rejault / Ron l'infirmier à la télé !




À cette occasion, je voudrais témoigner de mon expérience familiale.
Remontons par ordre chronologique.

- Mon père est décédé dans uns centre de soins paliatifs, hospitalisé le samedi, admis au centre le lundi, avec le minimum d'injections de morphines, décédé le samedi avec le maximum du produit, la plus belle semaine de sa vie, tout plein d'infirmières très maquillées et souriantes pour veiller sur lui !…

- Ma mére, décédée en trois mois dans un centre "de convalescence", en fait un mouroir, décubitus gauche, décubitus droit tous les quart d'heures, suite à une très vilaine maladie, cancer du cerveau, un demi œil à la fin !… (Larmes !)

- Ma grand-mère paternelle, démence sénile et désespoir, elle voulait partir, elle a réussi…

- Ma grand-mère maternelle ne s'est jamais réveillée de son opération du cerveau, (cancer du cerveau).

- Mon grand-père maternel est mort d'un accident de la route, sortant du bus qui l'amenait au mariage de sa filleule, ma sœur, bing, un camion passe, le rétroviseur chope la tête, vol plané de 15 metres, mort immédiate !

- Mon grand-père paternel est mort en 1961 d'une "longue et douloureuse maladie", ma grand-mère lui ayant servie d'infirmière.

- Mes 4 arrière grand-pères sont tous décédés les trois premiers mois de la guerre de 14.

- Une arrière-grand-mère est morte de faim, se sacrifiant pour ses enfants…

- Deux arrières grand-mères ont vécu beaucoup plus longtemps, veillées et soignées par leurs enfants, petits enfants…

Je lance une chaîne : Tes vieux, ils sont morts comment ?
Qui veut y réponds !

J'ajouterai que "les vieux", c'est nous dans 40 ou 50 ans…

samedi 17 octobre 2009

POUR UNE INSURRECTION DES CONSCIENCES

POUR UNE INSURRECTION DES CONSCIENCES
"Je vous invite aujourd'hui,
si vous êtes touché par ces valeurs
et voulez les défendre,
à signer la charte internationale
pour la Terre et l'Humanisme"
Pierre Rabhi

Chers amis,
C'est sur cet appel que j'ai construit ma campagne électorale comme candidat à la candidature aux élections présidentielles françaises de 2002.
Le témoignage qui suit m'a paru le meilleur gage que je puis donner pour renouveler plus que jamais cet appel. Insurgé moi-même, depuis plus de 45 ans contre notre modèle de société, j'en ai prévu les grandes impasses dès la fin des années 50.
L'examen objectif des mythes fondateurs de ce modèle : progrès, croissance etc et le chaos provoqué par lui , sur toute la planète, a été les causes de notre choix familial de tenter la cohérence d'une vie, en nous installant dès 1961 sur une petite ferme du sud de l'Ardèche. Ferme considérée comme non viable, selon les critères officiels, et qui est devenue une petite oasis. Nos 5 enfants y ont grandi, s'y sont épanouis. Pour mettre en valeur cette garrigue rocailleuse, nous avons fait le choix de l'agroécologie comme option agronomique, conciliant la nécessité d'une nourriture suffisante et saine, tout en améliorant la terre nourricière et en respectant les écosystèmes naturels. Cette démarche, fondée sur une science et des techniques agronomiques exemptes de toute nuisance, engendra une philosophie, une éthique, une profonde sensibilité à la réalité vivante et donc à la nécessité impérative d'en prendre soin. Elle est l'oeuvre la plus essent! ielle et la plus belle qui soit, véritable nourriture pour le coeur et l'esprit. C'est ainsi que, sans être exemptés de certaines difficultés et souffrances de l'existence, nous avons fait le choix délibéré de la « sobriété heureuse ».
L'expérience acquise en agroécologie se révéla être une merveilleuse alternative à l'agriculture chimique, destructrice des pays prospères, et la méthode la plus adaptée à la condition des paysans les plus démunis du tiers-monde. La transmission de ces connaissances me mit en présence de la détresse de ceux à qui les biens les plus vitaux, comme l'alimentation, sont confisqués. Placé entre une nature meurtrie et des êtres humains laissés pour compte, j'ai engagé ma vie à contribuer à concilier la terre et la nature avec l'histoire humaine. Cela a nécessité des actions internationales avec de la formation et la création de diverses structures au service de cet engagement.
C'est aussi la raison pour laquelle j'ai voulu mettre à profit le temps privilégié des élections présidentielles pour donner une voix à l'urgence écologique et humaine. En dépit d'un temps trop court, du manque d'expérience et d'appareils politiques, mon appel a été entendu au delà de ce que j'aurais osé espérer.
Des milliers de personnes nous ont rejoint, soutenu de leur temps et de leurs moyens financiers.
96 comités nationaux se sont constitués, 184 signatures d'élus ont été collectées en deux mois et demi. Nous étions loin des 500 signatures requises mais l'essentiel était acquis, à savoir l'amplification d'un courant d'opinion fondé sur des propositions concrètes, pour un véritable changement de paradigme mettant enfin résolument, honnêtement, généreusement, l'humain au coeur de nos préoccupations. Car l'acharnement thérapeutique que la gouvernance du monde exerce sur le modèle dominant, affecté d'une lucropathie chronique sous le prétexte d'en prolonger la vie, en exacerbe l'agonie, induisant, sous le prétexte de croissance indéfinie, encore plus d'exclusion humaine et d'exactions contre la nature. Avec la crise, les consciences s'interrogent autrement et les valeurs que nous préconisons et servons prennent de la pertinence auprès d'un public de plus en plus large.
Il s'agira désormais, hors de toute tergiversation, de construire ensemble un monde digne de l'intelligence dont nous prétendons avoir l'apanage. Nous avons, sous forme de charte, exprimé les valeurs dont il est question. C'est pourquoi je vous invite aujourd'hui, si vous êtes touché par ces valeurs et voulez les défendre, à signer la charte internationale pour la Terre et l'Humanisme, que j'ai rédigée, il y a maintenant trois ans, comme fondement de Colibris, mouvement pour la Terre et l'Humanisme.
Avec toute ma gratitude.

Pierre Rabhi

mercredi 7 octobre 2009

Au milieu des cades

D'un ami poète-chanteur, Émmanuel Delattre, installé maintenant à Toulouse, sa copine est à l'opéra !

dimanche 4 octobre 2009

Vive l'Europe !

Parce que l'Union Européenne est l'embryon du futur gouvernement mondial !



J'ai beaucoup d'amis anti TCE, mais moi, je suis pour, un peuple souverain s'est décidé ! L'Europe politique, économique, sociale et culturelle va enfin voir le jour ! Maintenant, il faudra voir la mise en place, qui, quoi, comment, mais la messe est enfin dite, l'avenir est ouvert. Il y aura d'autres traités…
Ditto !

dimanche 27 septembre 2009

Voleurs de foules !

Denis Robert !

Moi, c'était un CII Honeywell-Bull !

Une chaîne a été initiée par je ne sais plus qui !
Ma première expérience informatique, c'était en première H (Informatique et programmation), en 1977, une filière qui n'existe plus…
Le Cobol, le Fortran, le tout sur cartes perforées (sissi !) puis bandes perforées, puis K7 magnétiques, les disques durs pesaient 10 Kg ! Et pis, il y avait les mini-ordinateurs pilotés en langage-machine ! (Olivetti)
Mon Bac H acquis en 1979 (à la Martinière), j'ai changé d'orientation, ethno-psycho-socio à Lyon II.
Puis, la vie, après 7 années d'humanité dans cette fac (avec études urbaines, histoire, et cinéma), je me suis retrouvé à bosser là où je suis encore, dans un théâtre.
Entre temps, ZX81, Sinclair-6128, Commodore, Linx, puis les premiers PC (sans Windaube, uniquement avec le DOS), et, enfin, mon premier MAC ! Classic, et LC3 ! Ha ! Maintenant, j'ai un Mac G4 avec tout plein de mémoire, bon, il n'est pas Intel Duo, mais ça le fait encore !

Seconde chaîne !

5 Noms de blogs
Là, c'est facile !

— Mon ami Yannis, philosophe et poète de son état, époux de ma copine Maud et père du petit Achille.

— Mon ami Yve (sans S) Bressande, poète de son état.

Céleste ! Parce que !

Juan, évidement !

— et pour terminer, la Miss Trub !

vendredi 18 septembre 2009

Une blogueuse a été assassinée !

Je copie/colle le texte d'Etolane !

Une pensée pour Renée...

Depuis des jours, je laisse trainer les brouillons de billets sans arriver à les déposer ici. Aujourd'hui devait voir le jour d'un billet de type "Chroniques d'enfance"...

Mais ce matin, même si ma M'zelle Soleil fredonne gaiement dans mes jupons, je ne peux m'empêcher de partager une grande tristesse commune à plusieurs acteurs du monde virtuel; celle de la perte de Renée Whatelet. Une perte tragique causée par un meurtre incompréhensible.

"Tuer le nomade c'est tuer la part de rêve où toute la société va puiser son besoin de renouveau." Proverbe tzigane

Je connaissais ses blogues et ses photos depuis plusieurs années et nous communiquions régulièrement via Twitter. Très gentille avec ma pomme des bois, je sentais bien l'exception en cette femme passionnée. Son mode de vie m'inspirait énormément (vivre au Mexique via le télétravail est certainement l'un de mes fantasmes intimes) souvent je me disais que je devrais m'ouvrir davantage, que j'étais trop sauvage durant nos échanges virtuels. Et puis je me disais aussi que j'avais le temps, rien ne pressait vraiment. Hier encore je pensais à elle avec tendresse tout en me disant que cela serait sympa de lui envoyer un petit mot.

Aujourd'hui, alors que j'apprends cette triste nouvelle par le biais de Twitter, je regrette infiniment de ne pas avoir pris la peine de suivre cet instinct amical que je ressens depuis des mois. Désormais il est trop tard, la belle nomade est partie pour un dernier voyage d'où l'on ne peut plus la joindre. Je ne peux maintenant que verser une larme devant mon écran solitaire et envoyer mes sympathies à tous ses proches et ses amis qui la pleurent...

Mike a posté une vidéo de la dame : Ici.
Tristesse !

samedi 12 septembre 2009

Il s'appelait Ali Ziri !

Ali Ziri, 69 ans, mort lors d’un contrôle de police : un drame qui ne passe pas
Vendredi 11/09/2009 | Posté par Aladine Zaiane

Marié, père, il avait travaillé et logé en France dans un foyer Sonacotra. De passage à Argenteuil pour y voir des amis et acheter un cadeau pour son fils qui allait se marier, il est décédé en juin entre les mains des forces de l’ordre. Rassemblement ce soir. L’enquête d’Aladine. VIDEO EN +


C’est une histoire qui a bouleversé la ville d’Argenteuil (95). On pourrait commencer ce récit par « il était une fois… », tant celui-ci prend racine dans le passé de la France, sauf qu’à la fin il n’y aura ni princes, ni princesses, ni enfants, sinon des orphelins. Ce qui s’est passé en juin de cette année nous ramène à un temps lointain, celui de la vague d’immigration des années 50 et 60 apportant une main d’œuvre bienvenue à l’époque. C’est l’histoire des primo-arrivants, censés rester peu de temps sur le territoire français, le temps d’un travail ; une fois leur mission terminée, ils repartiraient au pays. C’est aussi l’histoire des foyers Sonacotra où vivaient ces travailleurs ayant préféré laisser leur famille de l’autre côté de la Méditerranée. Tout cela, Ali Ziri l’a vécu…

Nous sommes donc en juin 2009, le 9 exactement. Ali Ziri, 69 ans, est de passage en France pour faire quelques achats pour le mariage de son fils aîné, Rachid, qui doit être célébré le 15 juillet. Arezky Kerfali, 61 ans, un ami très proche raconte leurs retrouvailles : « On s’est rencontré au centre commercial d’Argenteuil, on a mangé ensemble. Il était très content car on ne se voit qu’une fois par an. »

Les deux hommes se retrouvent autour d’un repas ; d’un certain âge, ils gardent une âme d’enfant et après toutes ces années de sacrifices, Ali Ziri profite enfin de la vie. Arezky et Ali rigolent, se régalent et boivent, se remémorant le « bon vieux temps ». « Après, on est sorti dans le centre, on a fait les magasins pour voir s’il y avait quelque chose qui intéressait Ali. » Un pantalon sera l’unique et dernier achat qu’Ali Ziri fera de son vivant.

Aux alentours de 20h30, Arezky Kerfali, qui a bien bu durant le repas, propose à Ali de le raccompagner en voiture. Ils arrivent sur le boulevard Jeanne d’Arc et c’est à ce moment que le destin bascule. Une voiture de police arrive au niveau du conducteur et lui demande de s’arrêter. Peut-être éméché, zigzaguait-il sur la route ? « La police m’a arrêté brutalement, comme des malades, en me disant "Sors de la voiture" ! » Une fois le véhicule arrêté, « ils ne m’ont demandé ni mes papiers ni rien du tout. »

Surpris par l’intervention des policiers, Arezky Kerfali leur dit : « Je vais porter plainte contre vous. » C’est alors que les trois gardiens de la paix saisissent les deux hommes. Arezky Kerfali, handicapé à 60%, est immobilisé, menotté au sol et maîtrisé. Se sentant impuissant, l’homme riposte par la parole « vous êtes des chiens de Sarkozy ». Il sortira de cette « interpellation musclée » avec un poignet fracturé, une amende de 180 euros, ainsi qu’une plainte contre lui pour outrage à agent.

Un camion en renfort arrive pour embarquer les deux hommes. Qu’en est-il d’Ali Ziri ? « Je n’ai pas bien vu, j’ai un peu perdu connaissance et mon visage était maintenu vers le sol », raconte Arezki. Quand Arezky Kerfali demande aux policiers de faire quelque chose, l’un d’eux aurait rétorqué : « On connait des vieux de 80 ans qui tuent aussi. » Arezky Kerfali passe la nuit en garde à vue jusqu’au lendemain, un mercredi. Jeudi, le commissariat le convoque et on lui apprend le décès de son ami.

Ali Ziri a vécu 50 ans en France. De 1973 à 1999, il a travaillé dans une société de transport de colis. Il logeait dans un foyer Sonacotra d'Argenteuil. Sa femme et ses quatre enfants restés au pays, il faisait la navette entre la France et l’Algérie. En 1999, « ‘ami Ali » comme ses proches l’appellent, prend sa retraite et rejoint définitivement quelques années plus tard sa famille en Grande Kabylie, ne revenant de temps en temps en France que pour voir ses amis. « Tout le monde le respectait beaucoup, c’est un brave homme », commente Nasser Kefid, un membre de sa « famille éloignée »

Il est probable qu’Ali Ziri, âgé de 69 ans, n’ait pas supporté le contrôle pour le moins rugueux qu’il a pu subir. « Mr Ziri, je le connaissais très bien, il était en bonne santé, il avait uniquement un petit souci au pied, c’est tout ! » affirme Nasser.

Des problèmes cardiaques associés à un fort taux d’alcoolémie seraient à l’origine du décès d’Ali Ziri : telle est la conclusion du rapport de la première expertise. La contre-expertise demandée par la famille apporte d’autres éléments : la présence d’hématomes à de multiples endroits du corps avec des coups au niveau du côté droit du thorax qui ont pu endommager cette partie du poumon ainsi que dans le bas du dos, ce qui a causé des séquelles. Le rapport de contre-expertise conclut à une « mort par anoxie probable, dans un contexte multifactoriel » : un manque d’oxygène dû à des voies respiratoires obstruées.

L’alcool peut-il être le facteur premier du décès ? Interrogée, une infirmière de l’hôpital Rothschild (Paris 12e) nous explique que l’alcool, « dans ce cas précis », ne peut pas être le facteur premier du décès. Surtout « pour l’asphyxie de type mécanique qui n’apparaît pas toute seule, il y a un élément qui est intervenu de l’extérieur. Et pour les coups reçus au niveau du thorax, ça a pu comprimer le poumon, qu’une côte a peut-être même perforé. »

A cela, il faut ajouter que le médecin n’a pu voir le corps d’Ali Ziri « que 40 minutes après son arrivée au commissariat. Il a constaté que le cerveau de Mr Ziri ne fonctionnait plus », nous rapporte Mohamed Nemri, coordinateur de l’ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France) et membre du collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri ».

Mohamed Nemri expose un autre élément troublant dans cette affaire. Il a accompagné Arezky Kerfali pour aller porter plainte à la gendarmerie – et non au commissariat, car ce lui-ci craignait d’y revoir les policiers qui l’avaient arrêté avec son ami. Le gendarme qui les reçoit leur aurait dit : « Compte tenu de la nouvelle administration territoriale, cela ne relève pas de la compétence de la gendarmerie mais du commissariat. »

Ils décident alors de faire leur dépôt de plainte au commissariat de Bezons. Alors qu’ils expliquent leur cas, « la policière appelle son supérieur ». Celui-ci connaissait semble-t-il déjà l’identité d’Arezky Kerfali : « Il l’a appelé directement par son nom, alors qu’il ne l’avait jamais vu », rapporte Mohamed Nemri. Le « supérieur » explique qu’il ne peut pas prendre en compte la plainte, car « ce sont nos collègues qui sont impliqués dans cette histoire ». Finalement, c’est l’avocat, Me Skander Sami, qui a porté plainte au nom d’Arezky Kerfali.

« Dans cette affaire, ajoute Mohamed Nemri, nous avons rencontré du mépris de la part de l’Etat, les autorités ont fait un calcul bidon ! Un retraité algérien revenu en France voir ses amis pour quelques jours, bon il y a eu ce qu’il y a eu, on va étouffer l’affaire, se sont-ils dit, le corps sera rapatrié et on n’en parle plus circulez y’a rien à voir ! » L’affaire a dès ce soir, vendredi, un premier prolongement, avec un rassemblement prévu à 18h30 sur la grande dalle d’Argenteuil, en présence d’autres victimes de violences policières afin d’exiger justice. Le procès d’Arezky Kerfali pour outrage à agent se tiendra le 17 septembre à Pontoise. Les trois policiers impliqués dans cette affaire sont toujours en fonction.

Aladine Zaiane (texte et vidéo)


L'affaire Ali Ziri:mort après un contrôle de police
envoyé par Bondy_Blog. - L'info internationale vidéo.





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La vidéo qui ne veut pas est la ! ==> http://www.dailymotion.com/video/x9nuff_ali-ziri-mort-sous-les-coups-des-po_news

Certainement pas !

jeudi 10 septembre 2009

Le langage d'un chef !

C'est le buzz de la journée, Brice Heurtefeux s'addresse à un jeune militant UMP d'origine arabe !



Cela vous étonne ? Moi, non ! Il s'agit du langage d'un chef : "Je t'humilie, donc je te domine !" et l'autre, au lieu de lui retourner une mandale, ferme sa gueule, et sur Le Monde.fr, justifie son fermage de gueule. Domination ==> Soumission !
On aurait presque pu entendre : "Chef, Oui, Chef !"
Vision, pensée, parole et action de droite !
Féodalité !
Pour répondre à une chaîne, ma gauche à moi, c'est à dire ma politique, ma civilisation, est très précisement l'inverse de cela !
La règle de la nature n'est pas "la loi de la jungle" mais la loi de la coopération, les organites dans les cellulles, les cellules dans les organismes, les êtres dans la nature, etc…
Les gens, (hommes) de droite ont tords !
Ils se sont toujours trompés, ce sont eux les looseurs.
Après, les décisions "techniques", je laisse cela aux spécialistes de la spécialité, Je concluerai en disant que, pour moi, la gauche, c'est l'Amour, donc Dieu, et la droite, c'est la haine et la confusion, c'est à dire le Diable !
Ditto !


Édit ! La vidéo suivante nous montre le gars nous dire que rien ne s'est passé ! ==> Soumission !
Bien sûr il s'agit d'un montage, mais elle est un bon commentaire de mon commentaire !

samedi 5 septembre 2009

Mise en scène du pouvoir !

Tous les pouvoirs se mettent en scène, les rois, les empereurs, les guides, etc
Mais là, nous sommes dans le ridicule, ce reportage nous vient de Belgique, dégoté par RichardTrois et relayé par Donjipez et dagrouik.



La presse en France

mercredi 19 août 2009

Obéis !

jeudi 6 août 2009

Alliances Franco-Allemandes ?

Ce soir, sur Face-Book, mon ami Romain Blachierr
nous donne un lien vers un article de Libération
L'ami Maxime Pisano répond, à propos des réponses,

Voici ma réponse :
Ma marraine est née à Chaumont en 1945 et, abandonnée à la naissance, a été adoptée par mon grand-oncle et ma grand-tante, elle était, tout le monde l'a bien compris, fille d'un soldat allemand et d'une femme française (on espère une histoire d'amour et non une tragédie, on ne le saura jamais… !). Le grand-tonton François et la tante Jeanne, ne pouvant avoir d'enfant ont donné tout leur amour à cette fille, leur maison, leur argent, etc. Elle est ma marraine, elle est la femme la plus aimante du monde, elle s'est mariée avec un gars nommé Schwarz et a eu après beaucoup de déboires 3 beaux enfants, ils sont tous sur Bourges !
Vive eux et mort aux cons !!!

mercredi 29 juillet 2009

Conduire la Nation ?

Écoutez-bien !



Mes études d'histoire datent un peu, mais, à ma connaissance, les seuls "Conducteurs de la Nation" ont été : 1- Un Duce Mussolini, puis 2- Un Caudillo Franco, 3- Un Fuhrer A. Hitler !
Alors, je sais, il ne faut pas franchir le "point Godwin", mais là, y'a comme un problème ! Ce Président de la République a donc vraiment besoin de vacances !…